Nombre total de pages vues

Opération ACDC: bilan 2019 et objectifs 2020

Bilan de l'opération 2019

Remercions d'abord les deux équipes, 18 personnes au total !

L’équipe "Papyrus" (DS sur plan papier) : 9 personnes
Thibaut BRUGEROLLE
Jean François CARRIAS
Anne CITRON
Alex CLAMENS
Jean-Pierre DULPHY
Camille FASOLIN
François GUELIN
Sylvain SAINNIER
Gilles SAULAS

L’équipe "Smartphone": 9 personnes
Cyril BRUNEL
Matthieu CLEMENT
Cyrille JALLAGEAS
Jean-Philippe MEURET
Patrick MOUGEL
Romain RIOLS
Clément ROLLANT
Hugo SAMAIN
Pierre TOURRET

INFO IMPORTANTE: le dimanche 29 mars, nous proposons à toutes les équipes et à tous les nouveaux observateurs intéressés de nous retrouver pour une matinée de tests à Olloix.  Notez la date sur vos agendas !

-> rappel: les protocoles 2019 sont disponibles ICI

BILAN du Protocole 1: Distance Sampling sur papier (Volet « Papyrus », resp. F. Guélin)

Le protocole a été réalisé complètement avec 104 points effectués 2 fois = 208 points au total.

L'analyse préliminaire des résultats permet d'obtenir des estimations de densité pour  28 espèces : tableau ci-dessous. Et les commentaires après ...
Dans ce tableau , la colonne 1 donne l'espèce en code, le nombre de points (périodes A et B cumulées ou seulement B pour les espèces les plus tardives), la durée du point (5 ou 10 mn), le nombre de données N, le modèle retenu, avec test du Chi2 et Coefficient de variation de la densité, et ENFIN l'estimation de densité , suivie des mini-maxi à 95% de signification.

Commentaires : Les densités obtenues sont très intéressantes et cohérentes avec celles déjà obtenues sur d'autres secteurs. Par exemple, pour la Pie-Grièche écorcheur, les valeurs sont de 20 à 26 mâles par km2, assez élevées.

Concernant la comparaison entre les durées de 5 et 10 mn, nous constatons que pour 24 espèces sur 28, l'estimation avec une durée de 10 mn est LARGEMENT supérieure (la moyenne des différences est de 28 % !).

A cela, deux explications possibles:

- soit le nombre de données est encore assez faible, et la méthode du DS minimise les densités en cas de faible nombre de données. Peut-être, mais pour certaines espèces bien notées (ex: la Fauvette grisette SYLCOM, le Merle TURMER ...)  cette différence est significative.

- soit la durée influence le résultat des estimations ! A priori, Eric Rexstadt exclue cette possibilité.  En effet, si nous prenons pour exemple une population de 100 rossignols, si nous contactons 25 rossignols sur 5 mn, et 50 sur 10 mn, au final, l'estimation DS DEVRAIT être la même car la probabilité de détection devrait passer de 0.25 sur 5 mn à 0.50 sur 10 mn.  Mais cette probabilité p n'évolue pas comme cela dans nos résultats. 

En 2020, nous allons donc reproduire exactement les mêmes 104 points avec la même équipe et le même protocole.  Nous pourrons ainsi voir si , une seconde année, nous obtenons la même distorsion surprenante, et nous pourrons cumuler les deux années pour doubler le nombre de points analysés (416 points au total).


BILAN du Protocole 2: Distance Sampling avec Smartphone (J.P. Meuret)

Pour cette partie, nous nous sommes heurtés à l'impossibilité d'obtenir les informations numériques concernant l'emplacement des observateurs auprès de Biolovision ...   Nous avons donc travaillé en demandant aux observateurs de nous fournir eux mêmes le site exact où les points avaient été effectués.
Nonobstant ces petites contrariétés, les résultats portent sur 94 points (période B) ou 190 points (période A+B).

Voici le tableau de résultats brut, les commentaires en dessous


Comme pour la partie "Papyrus", on observe les mêmes écarts systématiques entre la durée de 5 mn et celle de 10 mn...   cela pose question. Il y a également un écart net et toujours dans le même sens, entre les points Smartphone et les points Papyrus.

Pour 2020, l'idée serait de tester le vrai protocole EPOC, c'est à dire des points de 5 mn (mais allongés à 10 mn pour la comparaison), situés selon l'envie de l'observateur.

Les contraintes seraient néanmoins de parcourir toute la zone de 24 km2 , et d'effectuer au total environ 200 points. Nous réfléchissons au cahier des charges 2020.



BILAN du Protocole 3: "28 ans après" (resp. F. Guélin & J.P. Dulphy)

Pour ce volet, nous sommes partis des estimations obtenues à partir des 104 points DS effectués dans le protocole N°1.
J.P. Dulphy a effectué le protocole d'IPS déjà réalisé en 1991 et 1992.
Nous posons l'hypothèse qu'il existe un lien de proportionnalité entre ces indices relatifs et les estimations de densités obtenues en DS, la même année 2019.  Cela permet de calculer des coefficients de conversion pour passer de l'IPS moyen à la fourchette 95% de densité de chaque espèce.

Et ensuite, à rebours, de retrouver ,avec les mêmes coefficients de conversion, les densités de ces espèces il y a 28 ans.

Les deux colonnes "IPA simple" donnent les valeurs moyennes d'indices ponctuels obtenues par JP Dulphy en 1991-1992 puis 2019. Les colonnes en ORANGE donnent les densités calculées à rebours des années 1991-1992.

On constate une très forte augmentation du Pigeon ramier (de 0.41 à 4.46 chanteur/km2 !) ainsi que d'un certain nombre d'oiseaux des milieux forestiers et arbustifs (indice d'une déprise agricole ?).
D'autres sont stables comme l'Alouette des champs (16.4 / 14.4 / km2).
D'autres diminuent comme la Huppe (env. 3 chanteurs / km2 - beau chiffre - et aujourd'hui 0.64 / km2 soit 5 fois moins).

L'objectif 2020 est de refaire exactement ce protocole pour cumuler 2 années de DS et de points IPS.













Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Contactez-nous :